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Orne HEBDO du 03février 2004 JMF
Les
Ventes de Bourse
Le retour ?
Le
syndicat chargé de trouver une solution pour le traitement
des déchets n'a plus de président : Jean-Claude Lenoir
a démissionné.Explications.Et quelle solution demain
pour les déchets.
Vendredi
30 janvier, le député maire de Mortagne, Jean-Claude
Lenoir a annonçé sa démission de la présidence
du syndicat des déchets du centre-est de l'Orne ( appelons
le comme cela pour résumer ), crée en 1996, dont l'objectif
était de trouver une nouvelle solution pour traiter les 65
000 tonnes de déchets ménagers annuellement collectés
sur son territoire.
En effet, Arçonnay doit fermer en 2005, Colonard-Corubert
( dans le Perche ) et Fel ( pays d'argentan ) sont en sursis
et
le projet des Ventes de Bourse a été recalé.
Apparemment, la décision ( prise en 2002 ) de passer d'un
syndicat d'études à un syndicat de réalisation,
et donc de s'atteler concrètement au problème, a provoqué
des modifications de comportements, notamment du coté des
syndicats de l'aigle et du Merlerault. Il se dit que le pouvoir
donné au futur titulaire du marché serait trop important
: Il pourrait décider du lieu et du mode de traitement des
déchets ( incinération, enfouissement, etc
).Autres
griefs circulant : le coup de gestion de la future structure et
un manque de concertation
Des
élus ont changé d'avis
Jean-Claude
Lenoir a démissionné au début de réunion.
Il a notamment mit en cause les Aiglons, mais aussi les élus
du pays Mélois qui, hostiles au dossier " Ventes de
Bourses ", ont obtenus , suite à un recours en justice,
que le PEDMA ( Plan Départemental d'Elimination des Déchets
Ménagers et Assimilés) soit cassé.Jean-Claude
Lenoir rappelle que " la question cruciale est d'avancer. IL
existe des échéances dues aux textes et aux capacités
de traitement ".Or, il faut maitriser la solution plutôt
que se la voir imposer " .Il rappelle également qu'en
juillet dernier, " nous avions adopté à l'unanimité
une stratégie selon laquelle le syndicat ne serait pas maître
d'ouvrage ". Or, " des élus ont changé d'avis
" en rentrant chez eux
D' où cette lassitude et
une volonté de " créer un éléctrochoc
" car " il est urgent que certains réflechissent.Des
disfonctionnements proviennent d'un état d'esprit. Rien n'aurait
été pire que de continuer ainsi.Il va falloir uvrer
collectivement et solidairement.Je souhaite bon courage au futur
président ".
Après
les élections
Alors,
que va-t-il se passer ? " Il n'y a plus de président,
mais il y a toujours un syndicat ", tempère Philippe
Drion, élu de la communauté urbaine d'Alençon
: " il faut prendre le temps de la réflexion, sachant
qu'il existe des échéances , notamment à Arçonnay.
Entre le dépôt d'un dossier et l'ouverture d'un site,
il faut compter 18 mois.Arçonnay doit fermer dans un an.
Colonard-corubert et Fel ont un sursis de trois ou quatre ans. Des
sites fonctionnent à Changé (Mayenne ) et Cauvicourt
( Calavados).Certains diront qu'il y a le temps. D'autres répondront
qu'il y a urgence.Des projets pourraient bien ressortir : Gacé,
Coudrecieux ( sarthe ) , Meulles ( près d'Orbec ) mais aussi
les Ventes-de- Bourses, dossier relatif à un site de 170
hectares, qui pourrait être redéposé ( toujours
par le groupe Suez ?) . Après les élections
Et
ce n'est pas la première fois que les élections entraînent
le report de l'examen du problème
.Enfin, deux questions
: - Pourquoi ne pas créer un seul syndicat dans l'Orne ?Ne
serait-ce pas plus cohérent ? - Que fait le Conseil Général
? " Dès qu'on parle de déchets, les élus
mettent le nez sous la table " entend-t-on régulièrement.
Il va pourtant bien falloir que quelq'un se saisisse " du bâton
merdeux ".JMF
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